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À la rencontre de Virginie Marielle : Auteur de livres pour entrepreneurs

16 Mai 2020 | Interviews

Le site de Virginie Marielle : https://bit.ly/3bylw7N

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Retranscription texte de l’interview

Raphaël CARPENTIER : Bonjour. Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’interviewer Virginie MARIELLE.

Virginie MARIELLE, qui écrit des livres pour les entrepreneurs. Salut Virginie, comment tu vas ?

Virginie MARIELLE : Salut Raphaël. Très bien, en confinement.

Raphaël CARPENTIER : En confinement, oui. Ça se passe bien ? Ce n’est pas trop long ?

Virginie MARIELLE : Non, ça va.

Raphaël CARPENTIER : OK. Est-ce que tu peux m’expliquer dans un premier temps à quoi ça sert pour un entrepreneur que tu écrives un livre sur lui, sur son histoire, sur sa marque ? Est-ce que tu peux m’en dire plus par rapport à ça ?

Virginie MARIELLE : Oui, bien sûr. À quoi ça sert ? À quoi ça sert d’écrire un livre, d’avoir un livre en tant qu’entrepreneur, c’est surtout ça qui compte-

Raphaël CARPENTIER : Oui, c’est ça.

Virginie MARIELLE : -parce que moi, j’aide à écrire ce livre, mais j’aide surtout l’entrepreneur à accoucher de son livre. Je l’écris aussi, mais… Alors, pourquoi c’est important de voir fondamental ? Parce qu’un livre, ça pose ton autorité et ta crédibilité en tant qu’entrepreneur sur un marché qui peut être saturé ou, en tout cas, tu n’es pas forcément le seul. Du coup, le lecteur, ça va créer une intimité avec ton lecteur qui va préférer acheter à un ami, il aura l’impression de te connaître, et c’est vrai qu’entre deux entrepreneurs qui font le même métier, celui qui aura écrit un livre aura plus de chances de vendre, parce qu’il sera plus connu de façon plus intime, de façon plus personnelle par son lectorat qui devient un prospect et puis facilement un client.

Raphaël CARPENTIER : D’accord. C’est super.

Virginie MARIELLE : Moi, j’aide ces entrepreneurs à accoucher leurs livres.

Raphaël CARPENTIER : Tu as écrit combien de livres jusqu’ici à peu près ?

Virginie MARIELLE : J’en ai écrit cinq ou six, je crois. Quatre-cinq, je ne me souviens jamais, parce qu’il y a ceux qui sont courts, ceux qui sont terminés, ceux qui ne sont pas terminés, ceux qui sont sortis et ceux qui ne sont pas sortis. Donc, on va dire… Je ne me souviens plus, six. J’aurais dû compter avant.

Raphaël CARPENTIER : Oui. C’est des livres assez gros, je suppose. Non ?

Virginie MARIELLE : En général, ils font entre 120 et 150 pages. Encore une fois, ce n’est pas la taille qui compte.

Raphaël CARPENTIER : Non.

Virginie MARIELLE : Non, parce que souvent on parle de la taille du livre. Moi, je pense qu’il ne faut pas que ce soit des gros livres, parce que le lecteur, il ne lit pas, il lit de moins en moins, donc-

Raphaël CARPENTIER : C’est vrai.

Virginie MARIELLE : -ce n’est pas la référence. Ce qui compte c’est vraiment le niveau du contenu. Il vaut mieux un livre qui semble sur le papier… Enfin, qui n’a peut-être pas trop de pages, mais qui est d’un vrai contenu qui va vraiment aider les autres, plutôt qu’un gros livre qui raconte du rien pendant 200 pages. Ou ces livres qui te racontent : « Je vais te révéler mon secret », et tu lis, tu te fades 200 pages avant d’avoir ce secret.

Raphaël CARPENTIER : Puis, des fois le secret n’est pas là, on te dit que le secret…

Virginie MARIELLE : Parfois le secret, c’est du leurre. Le secret parfois c’est : « Il faut travailler. »

Raphaël CARPENTIER : Oui, ou alors il faut cliquer sur… Il faut aller sur cette page-là pour accéder au programme et à…

Virginie MARIELLE : Oui.

Raphaël CARPENTIER : Une dernière question, parce que là, ce n’était pas du tout le plan de l’interviewe qu’on met en place, mais c’est ça qui est chouette avec du direct, il y a une question : comment tu t’y prends ? Oui, je sais un petit peu ce que tu fais, mais peut-être que ça intéresse les gens qui seraient potentiellement intéressés. Comment tu t’y prends pour écrire le livre d’un entrepreneur ? Parce que je suppose qu’il y a une histoire, tu fais une petite enquête sur lui, comment ça se passe ?

Virginie MARIELLE : Oui. Ça se passe en entretien, je fais huit heures, 10 heures d’entretien, voire plus. Il y a un cadre au départ qui est de, un entretien, une partie, il y a trois parties dans le livre, trois parties majeures, puis il y a une quatrième partie plus petite. Et on était parti sur deux heures d’entretien par partie. Donc, ça ferait six heures au total. Au final, ça ne fait pas du tout six heures, ça fait peut-être le double minimum. Donc, je rentre vraiment en connexion par ces entretiens avec l’entrepreneur. Je n’invente rien, je ne fais pas de recherches sur lui, c’est lui qui me donne tout. Après, si je dois aller chercher des infos autres, c’est des choses que je peux faire, mais je n’invente vraiment rien. C’est pour ça que je dis que la co-écriture, c’est de l’accouchement, c’est-à-dire que j’ai des questions très ciblées, des questions qui suivent le plan du livre. Donc, ça va être la même chose à chaque livre et c’est vraiment les réponses à ces questions qui font le contenu du livre. Donc, c’est vraiment l’entrepreneur que j’interviewe qui écrit [inintelligible 00:05:01] qui dicte. Enfin, il ne dicte pas non plus et il n’écrit pas son livre non plus, mais en tout cas tout le contenu, c’est lui qui me le donne grâce aux questions que je lui pose.

Raphaël CARPENTIER : D’accord. Je suppose que pour l’entrepreneur, des fois, ça doit être… En fait, il doit découvrir peut-être des choses sur lui, il doit y avoir un bénéfice qui est assez énorme, parce qu’à travers tes questions, peut-être que c’est des questions qu’il ne s’était peut-être pas forcément posé par le passé, et peut-être que des fois il découvre des choses sur lui-même, sur son fonctionnement peut-être qui lui permet de progresser aussi dans son business.

Virginie MARIELLE : Oui. Moi, je ne suis pas très… Tu ne m’as pas encore posé la question d’où je viens, mais je viens du marketing… Mais je suis sûre, on va y arriver.

Raphaël CARPENTIER : Je vais y venir, oui.

Virginie MARIELLE : Mais juste pour dire que je ne suis pas du tout dans ce milieu d’entreprenariat ni de… Enfin, je ne viens pas de ce milieu-là. Donc, oui, les révélations qu’ils peuvent avoir lors de mes questions, c’est plutôt des compréhensions d’ordre personnelles. Le reste, toute la partie marketing, c’est David qui m’aide là-dedans, dans ce travail, qui va poser ces questions-là. Donc, ils n’ont pas vraiment de révélations à ce niveau-là, mais c’est vrai qu’ils font des liens plutôt dans la partie bio. C’est-à-dire qu’ils comprennent parfois pourquoi ils font le métier qu’ils font aujourd’hui, et parfois ils pleurent. Du coup, moi, c’est ça qui me plaît vraiment dans mon travail, c’est d’aller chercher l’humain derrière l’entrepreneur et d’aller chercher la part aussi d’universalité qu’on a tous, on n’est pas que des marketeurs et des entrepreneurs. C’est pour ça que les livres que j’écris sont au-delà d’un livre de marketing, ce n’est pas non plus des autobiographies, parce que ce n’est pas intéressant, mais c’est aller chercher chez la personne en quoi tout le monde peut se reconnaître là, dans son histoire. Puis, j’ai un client, oui, je pense, qui a pardonné ses parents, je ne veux pas non plus trop extrapoler, mais j’ai vu en tout cas avant son livre et après son livre la différence. Il a fait des choses qu’il n’aurait jamais faites avant le livre, et je suis assez… Je suis contente pour lui en tout cas. Je ne donnerai pas plus de détails, mais il s’est passé quelque chose à ce moment-là, oui.

Raphaël CARPENTIER : D’accord. Super intéressant.

Virginie MARIELLE : Oui.

Raphaël CARPENTIER : Pour faire le lien rapidement, parce que tu as parlé de David, Virginie est la femme de David BREYSSE que j’ai interviewé très récemment. On a parlé de Virginie sur cette précédente interviewe. Maintenant, vous pouvez faire un petit peu le lien entre deux, et si vous voulez aller voir l’autre interviewe de David BREYSSE, allez sur le site lemarketeurdigital.com. Donc, tu m’as dit que je ne t’avais pas posé la question d’où tu venais, justement, on va y venir. Qu’est-ce que tu faisais avant d’écrire des livres ? Est-ce que tu as fait quelque chose avant d’écrire des livres ? D’où tu viens exactement ?

Virginie MARIELLE : Oui. Moi, je viens de l’art contemporain, j’ai fait les beaux-arts, j’ai travaillé 20 ans dans l’art contemporain, et j’ai aussi une formation école de commerce. Ça, c’était pour le côté performance suite aux beaux-arts, mais ça m’a quand même permis de mettre un pas dans la réalité économique qu’on n’a pas du tout eu aux beaux-arts. Donc, ce que je veux dire c’est que j’ai une carrière aussi, une carrière, c’est un bien grand mot, mais j’ai aussi travaillé dans des grandes entreprises qui n’ont rien à voir avec l’art contemporain. Donc, j’ai travaillé dans la distribution cinéma ; la distribution cinéma, mais à la télévision. Donc, je travaillais dans un gros studio Hollywood qui fabrique des films, une vraie industrie du cinéma, mais qui fabrique aussi des téléfilms, des dessins animés. Enfin, plein de contenus pour le cinéma et la télé, et nous, on s’occupait des ventes pour la télé. Donc, j’ai aussi ce passé-là de travailler dans cette entreprise. Dans l’art contemporain, j’ai fait beaucoup de productions et j’ai fait aussi du travail artistique, c’est-à-dire que j’ai commencé mon travail d’écriture aux beaux-arts. Même avant ça, j’ai toujours écrit, et aux beaux-arts c’était vraiment la base de mon travail. Là, c’est la peinture, moi, ça a toujours été l’écriture, donc j’ai toujours travaillé l’écriture proprement dite, c’est-à-dire le mot, la forme de la lettre, j’ai fait des tableaux avec ça. Mais j’ai aussi, par la suite, fait des portraits écritures ou avec des photos de dates d’artistes ou de techniciens au travail, de gens autour de l’œuvre d’art, de l’exposition, du musée. Donc, J’ai beaucoup travaillé dans les coulisses de l’art contemporain. J’aimais mettre en lumière tous ces techniciens de l’ombre qu’on ne voit jamais, mais qui permettent aux expositions d’exister, aux artistes aussi de pouvoir créer leurs œuvres. Donc, j’ai toujours aimé m’intéressé à des boulots qu’on ne connait pas, et j’avais à cœur de les mettre en lumière. Donc, c’est de là que j’ai commencé ce travail que je fais aujourd’hui. Dans le milieu du cinéma, je ne racontais rien du tout, mais j’avais quand même une approche… Je me servais de ce que je travaillais tous les jours dans cette entreprise, je m’en servais pour mon travail à côté ou que je faisais peut-être moins à ce moment-là, mais en tout cas j’ai toujours vu ça comme une expérience plus grande que juste avoir un boulot et aller bosser le matin.

Raphaël CARPENTIER : D’accord.

Virginie MARIELLE : Je voulais juste te dire que par rapport à ce boulot que je faisais dans ce studio américain, c’était à Paris, c’était en France, c’était les bureaux français évidemment. Bien sûr, il y en a partout dans le monde, mais là on s’occupait de la francophonie. J’étais quand même en CDI les trois dernières années et j’ai pété un plomb, je voulais mettre l’accent là-dessus pour faire le lien avec la suite de l’entretien.

Raphaël CARPENTIER : Oui, j’allais te poser la question. Justement-

Virginie MARIELLE : OK. Tu veux me la poser ?

Raphaël CARPENTIER : -qu’est-ce qui t’a fait… Non, mais tu peux y aller naturellement, mais qu’est-ce qui a fait que, justement, tu as arrêté tout ça et que tu as décidé de faire le métier que tu fais aujourd’hui, de te lancer déjà dans l’entreprenariat, puisque tu es entrepreneuse, et d’écrire des livres, d’où t’es venu l’idée ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qui t’a fait basculer dans cette nouvelle vie ?

Virginie MARIELLE : OK. Dans l’art contemporain, j’avais trop de concessions à faire à un moment donné, j’écrivais pour le compte d’une agence de production, donc j’écrivais pour les artistes qui produisaient, que cette agence produit. C’est une très grande agence française, il y en a deux en France. À un moment donné, je ne pouvais pas exactement être libre de mes propos quand je n’aimais pas tel travail, j’étais contre, parce que parfois je peux vraiment être contre, je ne pouvais pas vraiment dire, donc j’ai claqué la porte en disant : « Cet artiste me fait chier » parce que je devais écrire sur un artiste en particulier qui a un succès phénoménal et je n’aime pas du tout le travail ni l’a… Je trouve que c’est quelqu’un qui n’est pas honnête et je déteste la malhonnêteté. Donc, j’ai claqué la porte du jour au lendemain, parce que cet artiste quand il a lu le texte que j’ai écrit à propos de son œuvre, n’a pas été content et je n’avais pas envie de me justifier, et moi, je suis partie, j’ai dit : « Ça suffit » et je suis partie.

Raphaël CARPENTIER : D’accord.

Virginie MARIELLE : Je ne dis pas que ce soit une très bonne réaction de ma part, mais en tout cas je ne peux pas, je ne peux vraiment viscéralement pas faire quelque chose qui ne me plaît… Enfin, dont je suis contre, vraiment.

Raphaël CARPENTIER : Qui n’est pas aligné avec tes valeurs et…

Virginie MARIELLE : Pas aligné avec mes valeurs. Donc là, je me suis… L’art contemporain, on va arrêter. De toute façon, c’était devenu un milieu vraiment, il y avait beaucoup… Enfin, c’était devenu un milieu qui ne m’intéressait plus, donc c’est là que je suis retournée vers cette boîte américaine-

Raphaël CARPENTIER : Une boîte de production, oui.

Virginie MARIELLE : -de production de films Hollywood, c’est rigolo [inaudible 00:12:56] et plein de films comme ça. Attend, j’ai un message de mon micro…

Raphaël CARPENTIER : J’ai vu ça, mais c’est bon, c’est revenu. Il n’y a pas de souci.

Virginie MARIELLE : C’est bon ? OK. Donc là, je me suis retrouvée avec les gens qui écrivent. Donc, c’est une grosse boîte, parce que c’est Breaking Bad, c’est Spiderman, donc tu [inintelligible 00:13:14] à l’affiche derrière moi que je suis très corporate.

Raphaël CARPENTIER : Oui.

Virginie MARIELLE : Je me suis dit : « Je vais me faire un CDI avec des RTT et il y en a marre » j’ai même eu un 13ème mois, donc c’était génial, et j’ai écrit trois ans là-dedans. Moi, j’étais morte de rire, tous les jours j’allais au bureau, j’avais le sourire, je me disais : « Mais qu’est-ce que je fou là ? » et les gens, ils étaient vraiment hyper sérieux, c’était… Tu vends Breaking Bad, tu vends les trucs il y a Netflix, ce n’était même pas encore arrivé en France, mais on vendait déjà [inintelligible 00:13:37] Netflix, et moi, je faisais des choses pas très intéressantes, mais j’ai été payé et surtout j’avais de bonnes relations, c’était vraiment sympa. Et un jour je me suis dit : « Ça y est, je vais avoir 40 ans et qu’est-ce qui va se passer jusque… » parce qu’il y a des gens qui fêtaient leurs 20 ans de carrière et ils avaient limite mon âge. Et moi, je me projetais moi-même dans 20 ans, donc 60 ans ou même dans 10 ans, je me dis : « Mais à 50 ans, je vais être encore là avec ces films, avec ça, ces collègues, ces gens qui décident pour toi des choses que toi tu n’as pas voulu faire ça. »

Raphaël CARPENTIER : Oui, je vois.

Virginie MARIELLE : Puis, il y avait des rapports dans le boulot, les rapports de pouvoir, machine [00:14:20], elle fait ça, parce qu’elle a peur que tu lui prennes sa place. Mais non, je m’en fiche de ta place. Et j’ai pété un plomb, il y a eu les attentats à Paris, et là, je me suis dit : « Qu’est-ce qui va se passer ? On ne va pas continuer à vivre comme ça », où j’avais ce boulot qui ne m’intéressait pas plus que ça. Et surtout je ne me sentais pas libre, c’est ça. C’était surtout ça pour faire le lien avec l’art contemporain, je ne me sentais de nouveau pas libre.

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